25.05.2009

NOUVEAU SITE D'INFORMATION INDEPENDANT

Comme vous pouvez le voir, ce site n'est plus mis à jour par mes soins car je me suis lancer dans un nouveau blog avec une nouvelle présentation des sujets abordées pour une question de simplicité pour l'internaute.

Ce nouveau site d'information indépendant se nomme :  

INFORMEZ-VOUS POUR EN PARLER !

L'adresse de celui-ci est : http://infoscitoyens71.unblog.fr

Voici ci-dessous, les statistiques de ce nouveau site depuis sa création :

Stats Site Infos Citoyens 2010.jpg

 

Actuellement, le site est à 4146 visites !!

 

Présentation du site

Madame, Monsieur,

Bienvenue sur le blog pour pousser à la participation politique des citoyens !

Qui vous représente et vous écoute réellement au sein de votre entreprise, de votre quotidien, de vos idées politiques, dans votre commune, au sein de votre association, face à vos problèmes rencontré ?

Est-ce que la personne que vous avez élu grâce à votre bulletin de vote sur les dernières élections nationales et locales, vous rassure telle, vous représente telle, porte telle un discours dans la même vision que le votre, est-elle proche et à l'écoute de ces concitoyens, est-elle assez disponible à vos yeux pour échanger avec elle ?

Le but de ce blog s'agit de prendre la mesure de la crise des systèmes de représentations dans le domaine politique et plus largement social et de se poser la question de sa nouveauté.

Un NOUVEAU blog est en lien avec celui-ci qui rentre plus en détails dans les finances de l'Etat, de la dette publique, du déficit du budget de notre pays, des indemnités de nos élus, de nos retraites, .....etc. Pour vous rendre sur ce dernier, cliquez sur le lien : http://infoscitoyens71.unblog.fr

Merci de votre visite !

L'urgence d'une démocratie participative européenne

Les citoyens sont nationaux, et les acteurs sociaux se sont constitués sur la base d'un contrat social national. Comment leur permettre d'acquérir une citoyenneté ouverte, de devenir des acteurs européens ? Actuellement, la construction d'une identité, d'une société européenne, d'une union politique est perdue au profit du libre-échange. Les Etats ont construit un marché, une monnaie, ils traitent leurs conflits par le droit et coordonnent leurs politiques au sein d'institutions communes mais ils ne s'accordent pas sur des politiques communes : l'Europe semble incapable de former un espace solidaire et de définir sa vocation dans le monde. Je vous énonce juste un cas concret actuel ; il n'y a aucun plan de relance économique européen face à la crise économique et sociale.

Le déficit démocratique est une des causes profondes du blocage. Les Etats n'ont pas fait appel aux opinions publiques, ni aux citoyens, ni aux acteurs, et leurs institutions manquent de légitimité. Comment inverser cette logique ? L'Europe ne peut plus être une affaire de sommet mais doit devenir celle des citoyens. Leur participation à la définition des objectifs, leur coopération sur des projets concrets, leur pouvoir de contrôle sur les décisions sont des priorités.

Donc, il s'agit de passer d'une citoyenneté nationale à une citoyenneté ouverte sur le monde, pour préparer de nouvelles perspectives d'humanité. Sans attendre tout des Etats, à nous, citoyens, de les interpeller et de nous impliquer nous-mêmes. Il existe une certaine fraîcheur dans les sociétés, une aspiration à la démocratie locale, européenne, mondiale,.... Des efforts de coopération sur des projets se multiplient ; des mouvements sociaux, civiques et culturels s'affirment dans la mondialisation, qui obligent à poser les enjeux d'une autre gouvernance. Ces mouvements sont traversés de contradictions et de beaucoup d'ambivalences. Le grand mérite de mouvements comme Attac a été d'ouvrir le débat sur la critique et le contrôle civique de la mondialisation.

Pour votre information générale :

1.Quel est le rôle du Parlement européen ?

Le Parlement européen est l’institution représentant les peuples des États membres de l’Union européenne (UE). Son rôle s’est progressivement renforcé avec l’élection de ses députés au direct à partir de 1979 et les différents traités.

Ses compétences, au départ principalement consultatives, couvrent aujourd’hui trois champs :

  • compétences législatives : il participe à l’adoption des actes communautaires aux côtés du Conseil de l’Union européenne (). Le Parlement se prononce, selon les domaines concernés, suivant différentes procédures : la codécision, la coopération, la consultation, l’avis conforme et l’avis consultatif obligatoire. Si le pouvoir d’initiative concernant les propositions d’actes communautaires reste réservé à la Commission, le Parlement peut lui demander de soumettre les propositions de textes qui lui semblent nécessaires ;
  • compétences budgétaires : le projet de budget, élaboré par le Conseil de l’Union sur une proposition de la Commission, est soumis au Parlement. Il a le dernier mot pour les dépenses non-obligatoires ;
  • compétences de contrôle de l’exécutif de l’UE : le Parlement dispose de moyens de contrôle. Il peut censurer la Commission qui doit alors démissionner. Le choix du président et des membres de la Commission est soumis à l’approbation du Parlement. Il peut aussi poser des questions écrites ou orales au Conseil et à la Commission, recevoir des pétitions, constituer des commissions d’enquête temporaires. Il a un droit d’accès à la Cour de justice afin de sauvegarder ses prérogatives face notamment au Conseil et à la Commission.

Ce que prévoit le traité de Lisbonne :

  • la généralisation de la codécision, désormais appelée procédure législative ordinaire ;
  • une extension des droits du Parlement dans la procédure budgétaire concernant les dépenses avec la disparition de la distinction entre dépenses obligatoires, déterminées par les traités ou par des actes arrêtés en vertu de ceux-ci – sur lesquelles le Conseil avait le dernier mot –, et dépenses non obligatoires – sur lesquelles c’est le Parlement qui avait le dernier mot ;
  • la reconnaissance d’un pouvoir d’approbation au Parlement dans des domaines où il n’était jusqu’ici que consulté (ex : activation de la clause de flexibilité, adoption du cadre financier pluriannuel, constatation d’une violation grave et persistante des valeurs européennes par un Etat membre) ;
  • consultation du Parlement européen dans des domaines où il n’intervenait pas (ainsi pour l’adoption de directives relatives à la protection diplomatique et consulaire).

2.Quel est le rôle de la Commission européenne ?

La Commission européenne est l'organe exécutif de l'Union européenne. Elle représente l'intérêt commun à tous les Etats membres de l'UE. La Commission prépare et met en oeuvre les décisions du Parlement européen et du Conseil de l'Union européenne.

Quelles sont les missions principales de la Commission européenne ?

  • Gardienne des traités : la Commission veille à l'application des dispositions des traités et de celles prises dans le cadre de ceux-ci. Si la Commission estime qu'un Etat membre a manqué à une des obligations en vertu des traités, elle peut émettre un avis motivé, puis si l'Etat ne se conforme pas à cet avis, elle peut saisir la Cour de justice des Communautés européennes.
  • La Commission veille à l'application des règles de concurrence et des aides d'Etat et peut prendre des décisions infligeant des amendes aux entreprises en infraction.
  • Droit d'initiative : dans le cadre des politiques de la Communauté, la Commission participe à la formation des actes du Conseil et du Parlement européen selon les différentes procédures établies par les traités.
  • Formulation de recommandations et d'avis : dans le cadre des politiques de la Communauté et de la PESC.
  • Exécution des politiques : dans le cadre de la mise en oeuvre des politiques de la Communauté, la Commission exerce les compétences que le Conseil lui confère pour l'exécution des règles communautaires. Dans le cadre de la PESC, la Commission est associée à la mise en oeuvre des décisions.
  • Négociation d'accords internationaux : dans le cas de négociations commerciales avec des Etats tiers ou des organisations internationales, le Conseil autorise la Commission à ouvrir les négociations nécessaires.
  • Exécution du budget : la Commission exécute le budget sous sa propre responsabilité, dans la limite des crédits alloués et conformément au principe de bonne gestion financière.

2.1.Comment fonctionne la Commission européenne ?

La Commission européenne est composée de 27 commissaires européens (un par Etat membre). Nommés pour 5 ans, les commissaires sont choisis en raison de leurs compétences générales. Le Président de la Commission européenne préside le collège.

Par son effectif (environ 15 000 personnes), la Commission est la plus grande institution de l'Union : 20 % du personnel travaille dans les services de traduction et d'interprétation et 80 % se répartissent entre les Directions Générales (DG) et les services décentralisés.

La Commission dispose de Représentations dans les Etats membres et de Délégations dans les pays en voie d'adhésion et les pays tiers.

2.2.Comment la Commission européenne est-elle contrôlée ?

  • Contrôle politique : outre le processus de désignation de la Commission, le Parlement européen peut adopter une motion de censure à la majorité des 2/3 des voix et à la majorité des membres qui le composent.
  • Contrôle financier : d'une part, la Cour des comptes examine les comptes de la totalité des recettes et dépenses de la Communauté et fournit au Parlement européen et au Conseil une déclaration d'assurance concernant la fiabilité des comptes. D'autre part, le Parlement européen, sur recommandation du Conseil, donne décharge à la Commission sur l'exécution du budget.

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Campagne européenne 2009 à Mâcon (71)

 

Conférence avec les deux candidats socialistes (Mustapha Sadni et Liem Hoang-Ngog) sur la liste de Catherine Trautmann (du parti socialiste) pour la campagne européenne au Parc des expos à Mâcon le 22 avril 2009. Il y avait environ une centaine de militants.

Voici mon intervention :

 

J'ai énoncé mes points négatifs face à l'Europe actuelle :

·     Une Europe opaque et anti-démocratique,

·     Une Europe des délocalisations,

·     Une Europe marchande sous l'emprise des multinationales,

·     Une Europe ultralibérale,

·     Une Europe sans débat public.

 

J'ai énoncé mes points positifs face à l'Europe actuelle :

Malgré tous ces points négatifs, l'Europe apparaît comme le projet politique d'avenir pour beaucoup de jeunes et de citoyens. L'Europe est incontestablement un nouvel espace où l'engagement des individus peut retrouver tout son sens et contribuer au renouveau politique et démocratique.

 

Mes questions posées aux deux candidats choisis par le PS :

1.   Comment selon vous peut-on rapprocher l'Europe aux citoyens ?

2.   Comment selon vous peut-on mobiliser les citoyens pour aller voter le 7 juin ?

3.   Quel est selon vous l'avenir de la PAC ?

4.   Quelle est la situation actuelle de l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne ?

5.   Est-ce possible d'entendre une synthèse du texte "Manifesto" (Programme du Parti Socialiste Européen) ?

 

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02/09/2009 - Paris et Berlin appellent les pays européens à augmenter leurs contributions au FMI

Les ministres des Finances français et allemand, Christine Lagarde et Peer Steinbrück, ont écrit, lundi 31 août, à leurs homologues européens pour leur demander d’augmenter leur contribution au FMI, selon des informations obtenues par l'AFP. 

L'objectif est de convaincre les Vingt-Sept, qui se réuniront à Bruxelles lors d’un déjeuner de travail informel mercredi 2 septembre, d’apporter 125 milliards d’euros au capital du FMI. Cette annonce se situe dans la continuité des engagements pris à Londres par le G20 en avril. Mais, à l’époque, l’UE avaient promis de porter cet effort à 75 milliards d’euros, soit environ 100 milliards de dollars. 

Les ministres français et allemand demandent donc aux Etats membres d’augmenter leur participation à la recapitalisation du FMI de près de deux tiers par rapport aux engagements du mois d'avril. Avec cette lettre, ils rejoignent la position de leur homologue britannique, Alistair Darling. Dans une tribune publiée dimanche 30 août dans le quotidien The Guardian, le chancelier de l’Echiquier avait demandé à l’UE d’accroître les ressources du FMI à hauteur de 175 milliards de dollars (soit environ 122 milliards d’euros) afin de soutenir l’économie mondiale. 

«L’Europe devrait montrer l’exemple et faire davantage d’efforts pour que l’objectif soit atteint», écrit le ministre britannique.

Londres s’est engagé à verser 26 milliards de dollars, soit 11 milliards de plus que prévu en avril. Paris et Berlin proposent quant à eux d’augmenter leurs contributions de deux tiers, à respectivement 18,45 milliards et 25,03 milliards d’euros. «Nous appelons nos partenaires de l’UE à nous rejoindre», précisent Christine Lagarde et Peer Steinbrück.

«Pas de position européenne» au FMI

Ce geste «serait une contribution significative pour atteindre l’objectif d’augmenter les nouveaux accords d'emprunt de 500 milliards de dollars», écrivent les ministres. En effet, il est prévu que les ressources du FMI seront portées de 250 à 750 milliards de dollars grâce à l’expansion et à la modernisation des Nouveaux accords d'emprunt (NAE).

De plus, maintenir une participation significative permettrait d’assurer que les intérêts de l’UE soient représentés de manière adéquate», arguent les deux ministres.

Une argumentation contestable, selon Jérôme Sgard, économiste et directeur de recherches à Sciences-Po. «A part pour défendre les dossiers qui les concernent très directement, les pays européens sont plutôt discrets dans la gestion au jour le jour du FMI.» Pour lui, «la relance de cette augmentation de capital au nom d’une meilleure défense des intérêts européens paraît très rhétorique». «Il n’y a pas à proprement parler de position européenne vis-à-vis du Fonds», estime-t-il.

Par ailleurs, toute augmentation des capitaux du FMI suppose que tous les pays membres suivent le même mouvement, selon la règle des quotas. Y compris les Etats-Unis. «Toutes les augmentations de capital sont très difficiles à obtenir au Congrès américain», explique Jérôme Sgard. D’autant plus qu’avec la réforme de l’assurance maladie ou les sujets environnementaux, «le président américain Barack Obama a d’autres dossiers plus urgents sur le feu», juge le chercheur. Une urgence qui ne jouera pas en faveur des Européens.

Par ailleurs, poursuit l’économiste, «l’urgence [de l’augmentation de capital du FMI] a beaucoup diminué, si l’on compare la situation actuelle à celle d’avril, au G20 de Londres, quand avait été annoncée la méga-augmentation de capital du FMI». Il conclut: «D’ailleurs, depuis, on n’en avait plus beaucoup entendu parlé.»

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10/09/2009 - Forum Progressiste Mondial

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Les socialistes européens intensifient leur engagement avec les États-Unis et démocrates japonaise - et avec d'autres partis politiques progressistes, des syndicats et des ONG en dehors de l'Europe - en donnant un coup de pouce au Forum progressiste mondial.

Les mesures prises pour stimuler le Forum progressiste mondial, ont convenu hier lors d'une réunion conjointe de la présidence du PSE et le Bureau du Groupe de l'Alliance progressiste des socialistes et des démocrates au Parlement européen, notamment:

  • Nomination de Javier Moreno, ancien député européen et président du PSOE à l'étranger (l'organisation du parti socialiste espagnol pour les Espagnols vivant à l'étranger), comme premier secrétaire général de la GPF
  • Nomination du président du PSE Poul Nyrup Rasmussen et du Groupe parlementaire du président Martin Schulz, coprésidents de la GPF
  • Accord à se mobiliser pour la création d'une campagne «Les Européens pour la réforme financière de travailler aux côtés des Américains à la coalition de campagne» pour la réforme financière 'http://ourfinancialsecurity.org/ avec une première annonce le Septembre 21.

Javier Moreno a commenté: "L'Europe est dans les mains de mai conservateur aujourd'hui, mais il ya une marée de balayage progressif des Etats-Unis, l'Australie, le Japon et l'Amérique latine. Nous, socialistes européens s'engageront encore plus activement à nouer des alliances progressistes et de mieux la politique mondiale. La victoire des démocrates japonais, quelques mois seulement après l'investiture d'un président démocrate aux Etats-Unis, nous donne la meilleure opportunité pour de nombreuses années pour un nouvel accord mondial. Nous ne voulons pas rater cette opportunité. "
 
Le Forum progressiste mondial a lancé son appel à un nouvel accord mondial en avril lors d'une conférence au Parlement européen assisté par d'autres 2.000 personnes qui a été ouvert par Bill Clinton et inclus Pascal Lamy, Howard Dean, Antonio Guterres, Juan Somavia, Salima Ghezali, Susan George, Taslima Nasreen, Aminata Traoré et Chico Whitaker, entre autres. Voir
http://www.globalprogressiveforum.org/news-and-press/news-gpf-brussels-2009
 
Le Forum progressiste mondial est soutenue par le PSE, le groupe de l'Alliance progressiste des socialistes et des démocrates au Parlement européen, et la Fondation des études progressistes ainsi que l'Internationale socialiste.

Article Montebourg Nouvel Obs + mes commentaires

(Vous avez mes commentaires en bleu)

Arnaud Montebourg : "Que les murs tombent !"

NOUVELOBS.COM | 19.08.2009 | 13:05
 
Michel Ciment et Jean-Philippe Domecq prennent la défense du PS, dans le dernier numéro de l’Obs. C’est charmant, même si c’est laborieux. Ils montent dans le train de la polémique estivale ouverte par Bernard-Henry Lévy. Au passage, ils me mettent en cause personnellement pour avoir comparé les mœurs de mon parti à celles qui étaient en vigueur dans l’ex-RDA. C’est pour moi l’occasion de leur répondre avec un avantage que je juge -hélas- décisif : je sais malheureusement de quoi je parle. L’immobilisme et le verrouillage, voilà plus de dix ans que je les rencontre au PS (c'est le cas à la fédération 71 et rien n'a changé bien au contraire, Où est-elle cette rénovation dont on nous parle?), comme député et comme responsable politique. Le pire, c’est que depuis le congrès de Reims, je suis officiellement en charge de sa rénovation et de sa transformation (Faut-il changer le nom du parti ? Faut-il réécrire les valeurs et les idées d'un parti de gauche au XXIème siècle ?) ; pourtant je crains que cette ultime tentative pour changer en profondeur se solde par un nouvel échec. (Est ce surprenant avec les comportements de Valls, Peillon, Moscovici et vous, les jeunes loups qui n'attendent qu'une chose 2012 : le pouvoir ?)
Chers procureurs dont je ne connais pas les états de service, j’ai tout essayé. Par la face sud, par la face nord, avec les uns, avec les autres mais toujours au service des mêmes idées. (C'est ce qu'il arrive quand on a pas les idées claires et cohérentes pour le parti et ses militants !) Vous parlez de "virages". Au fond, vous me traitez de vulgaire opportuniste. Vous reprenez au mot prêt les accusations de ces éléphants fatigués qui n’ont jamais accepté qu’on ose bousculer leurs habitudes et leurs intérêts (Et oui c'est pour quand ?). Ces dirigeants sont les héritiers trop gâtés des années de pouvoir. Regardez où ils nous ont menés et avec quelle impunité. J’ai beaucoup de défauts. Mais pas celui là (mdr) !

Etait-il opportuniste de me battre, dés 1998, pour imposer une réforme des tribunaux de commerce en diminuant le pouvoirs ahurissants de ces liquidateurs qui, sur fond de corruption et d’incompétence, s’enrichissent aux dépends des entreprises et de leurs salariés? Un Premier ministre (socialiste) n’a pas cru à ce combat-là. Je continue à penser qu’il a eu tort.
Etait-il opportuniste de mener, à la même époque, avec Vincent Peillon, un combat frontal contre les paradis fiscaux. Le même Premier ministre (socialiste) a cru que nous allions trop vite. A la lumière de la crise actuelle, je continue à penser qu’il aurait fallu aller plus fort et plus loin que nous le préconisions alors. (La faute à qui alors ? A Jospin ? A Hollande ?)

Etait-il opportuniste de plaider sans relâche pour une Sixième République (Respecter déjà le cumul des mandats après on verra car c'est un mauvais exemple en 2009) qui remette notre démocratie à l’endroit - bref dans le sens des citoyens - plutôt que de se livrer à des expérimentations institutionnelles hasardeuses qui ont abouti aux désastres que nous connaissons tous? Il y a une même continuité entre le drame du 21 avril 2002 et l’hyper-présidence sarkozyste. Je constate qu’aujourd’hui, les dirigeants socialistes sont muets sur cette question essentielle (Est ce vraiment la base du problème du PS actuellement ? Je ne crois pas). J’avais aimé que Ségolène Royal, durant sa campagne présidentielle, la reprenne à son compte et c’est d’ailleurs pour cela que je lui avais apporté mon appui, lors de sa désignation par les militants socialistes. Aujourd’hui, je suis au regret de constater que seul François Bayrou a repris le flambeau. (Allons-nous vers une alliance PS-Modem ? Pour les Régionales peut-être ?)
Chers procureurs, ne devenez pas les amis de l’ex-RDA, et regardez plutôt le bilan d'un parti qui s'est enfoncé dans le conservatisme le plus trouillard (Et oui, à cause de qui ? A cause de vous tous, élus et responsables politiques). Le Nouveau PS que j'ai fondé et dont j’avais rêvé est une suite d’échecs dont je ne tire aucune gloire (Et oui, car il faut reconstruire avec la base, c'est-à-dire, les militants sinon ce n'est plus la peine d'avoir des citoyens engagés en politique). En politique, il ne suffit pas d’avoir raison tout seul. Le courant que j’avais fondé -le NPS, justement!- a été détruit par l'appareil (il y a bien que cela qui reste en marche au PS actuellement, hélas) parce qu'il constituait une entreprise de rénovation bien gênante. Vous reconnaîtrez avec moi, qu’il y a de quoi désespérer du PS (enfin vous le reconnaissait) et figurez vous, qu’au milieu de tant d’autres, j’en suis arrivé là (Que fesons-nous alors ? Attendre 2012 pour vous voir candidat ?).

Aujourd’hui, le combat que je mène en faveur de primaires populaires ouvertes à l’ensemble des citoyens de gauche est une ultime tentative pour associer la population aux choix de la gauche (déjà qu'est ce que veut dire la gauche aujourd'hui ?) dans le jeu délétère de la présidentielle, version Cinquième République et de régler du même coup, cette question du leadership qui perdure depuis la retraite de Lionel Jospin (Etes vous sûr qu'il soit à la retraite ?) et qui est en train de couler définitivement le PS. Avec les mêmes méthodes et les mêmes arguments -ceux de l’ex-RDA- on cherche à étouffer cette tentative de rénovation. Or, je le dis tout net, je n’irai pas plus loin. (Que deviendra le PS alors ?) S’il devait échouer, ce combat serait pour moi le dernier, au sein d’un PS qui telle la vieille SFIO ne mériterait plus qu’on l’aide à survivre. Il y a dans ce parti trop de violence, trop de blocages, trop de poussières sous les tapis, trop de petits calculs pour que le militant que je suis, fidèle à ses idées et fier de ses engagements, ne tente pas son dernier combat. J’aurais préféré pouvoir agir différemment. Pour réformer le PS, j’aurais aimé pouvoir agir en réformiste. Mais le temps file. La société -et nos adversaires- bougent trop vite pour que nous nous payions le luxe de dix nouvelles années de surplace. Que les murs tombent (pour que les murs tombent, il faudra faire le tri des élus et responsables socialistes non libéral, qui oseront détuire le PS actuel pour le recréer sur de nouvelles bases démocratiques et ouvert aux militants et sympathisants en ayant plus d'échanges, de confiance, d'honnêté, de rigueur, de respect, d'autorité, de travail en commun et de partages entre élus/responsables et militants/sympathisants. Tout cela devrait se vivre dans une Fédération du parti socialiste. Mais malheureusement, les tenants ne pensent qu'au pouvoir et à leur porte-feuille !)

(Arnaud Montebourg, Secrétaire national du PS, député et président du conseil général de Saône et Loire)

Arnaud Montebourg est l'invité des forums de nouvelobs.com le 24 août de 19h à 20h. Vous pouvez d'ores et déjà poser vos questions en cliquant ici.
 
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